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Connaissance et protection
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Le niveau de la nappe

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La nappe des calcaires de Champigny est la première ressource en eau potable d'Ile-de-France d'origine souterraine. Malheureusement depuis une vingtaine d'années, son niveau ne cesse de baisser. Les variations pluviométriques n'expliquent pas tout. Le modèle mathématique montre clairement que la nappe est surexploitée. Or, les périodes de crise récurrentes induisent des restrictions d'eau pénalisantes pour l'activité économique. Réduire leur fréquence et leur durée et retrouver un niveau acceptable sont les enjeux d'une gestion des prélèvements à long terme. 

Le réseau QUANTICHAMP

 Carte du réseau QuantiChamp

Grâce à un réseau dense de 44 piézomètres répartis sur l'ensemble du territoire, AQUI' Brie suit l'évolution du niveau de la nappe des calcaires de Champigny. 

AQUI' Brie centralise les données du réseau QUANTICHAMP, ce qui permet notamment d'établir un bulletin piézométrique de la nappe des calcaires de Champigny (voir En savoir plus). 

AQUI' Brie gère les 19 piézomètres du Conseil général de Seine-et-Marne, dont les données sont disponibles sur le portail national des eaux souterraines ades

Parmi les 44 piézomètres du réseau QUANTICHAMP, les piézomètres de Montereau-sur-le-jard et de Saint Martin Chennetron servent à fixer les seuils de référence  pour les arrêtés sécheresse.

Usages et répartition des prélèvements

 Prélèvements 2011
 Répartition des usages de l'eau prélevée en 2011 dans la nappe des calcaires de Champigny sur le territoire d'AQUI' Brie 

La nappe des calcaires de Champigny est essentiellement exploitée pour la production d'eau potable : elle alimente environ 1 million de Franciliens, dont la moitié de Seine-et-Marnais mais aussi des parisiens, des essonniens et val-de-marnais! 

Elle est également utilisée par quelques industriels. Elle sert aussi à irriguer les cultures et dans une moindre mesure, à arroser les terrains de golfs. 

La nappe des calcaires de Champigny est très productive. En 2011, on comptabilise sur le terrtoire d'AQUI' Brie 55 millions de m3 prélevés dans la nappe du Champigny soit 151 857 m3/jour. L'alimentation en eau potable représente en 2011 près de 90% des prélèvements dans la nappe, devant l'activité pétrolière (4%), l'irrigation (3%) et les autres activités (3%).

En 2009, l'Etat a défini les contours d'une Zone de Répartition des Eaux (périmètre en rouge) avec un plafond de prélèvements de 140000 m3/jour, inscrit dans le SDAGE. Les prélèvements dans la masse d'eau 3103 sur la zone de répartition des eaux restent pour l'instant sous la barre des 140 000 m3/jour.

Surexploitation et tendances

 Fluctuation du niveau de la nappe des calcaires de Champigny aux piézomètres de Montereau-sur-le-Jard et saint martin Chennetron de 1979 à 2014 (Réseau Ministère de l'écologie-BRGM) 

Au cours d'une année hydrologique, le niveau de la nappe des calcaires de Champigny oscille : il monte en période de recharge et redescend en période de vidange.  

La nappe du Champigny est très réactive à la pluviométrie. Selon qu'il pleut suffisamment ou pas, le niveau de la nappe connaît des hauts et bas. Mais au-delà de ces variations saisonnières, le niveau de la nappe des calcaires de Champigny baisse tendanciellement depuis une vingtaine d'années. 

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela. Le modèle mathématique a montré l'impact des prélèvements. Aujourd'hui, l'enjeu de la gestion des prélèvements à long terme est d'inverser cette tendance inquiétante et de limiter les périodes de crise. 

 

Situation de crise

Les arrêtés sécheresse

Quand les débits des cours d'eau s'effondrent, les préfets de Seine-et-Marne, du Val-de-Marne et de l'Essonne peuvent prendre des arrêtés sécheresse, imposant des restrictions d'usage de l'eau. Sur le Champigny, ces arrêtés s'inscrivent dans un "arrêté cadre sécheresse du bassin Seine Normandie" défini par le Préfet coordonateur du bassin. Cet arrêté vise à assurer une cohérence de la gestion de la sécheressse sur l'ensemble du bassin concerné.

Depuis 2005, les arrêtés départementaux peuvent également être déclenchés par la baisse du niveau de la nappe des calcaires de Champigny et sont, dans ce cas, pris à l'échelle régionale (Val-de-Marne, Seine et Marne, Essonne). Jusqu'en 2008, les arrêtés pour chacun des 3 départements ont été pris par rapport aux variations du piézomètre de Montereau-sur-le-Jard. Depuis 2009, le piézomètre de Saint-Martin-Chennetron est également pris en compte, pour la partie provinoise de la nappe.

Pour savoir si un arrêté sécheresse concernant la nappe des calcaires de Champigny est actuellement en vigueur sur les départements de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val-de-Marne, vous pouvez consulter la liste des communes concernées et les restrictions mises en place dans les arrêtés préfectoraux sur les sites de la Seine-et-Marne, de l'Essonne et du Val-de-Marne.

Si la gestion des prélèvements sur le long terme doit permettre d'inverser la tendance à la baisse du niveau de la nappe, elle n'évitera pas que lors d'années peu pluvieuses, le niveau de la nappe s'écroule et qu'il faille alors prendre des mesures de crise. Cette gestion à long terme devrait néanmoins permettre de réduire et raccourcir les périodes de crise.

Anticipation de crise

Règle de gestion des prélèvements

 Carte d'épaisseur des calcaires de Brie et des marnes vertes et supragypseuses dans le modèle. En quadrillé rouge, le maillage de 1200m x 1200 m.

La politique européenne (DCE sur l'eau) impose de mettre en place des mesures pour stopper la tendance à la baisse du niveau des masses d'eau, et retrouver un bon état quantitatif. Or, il est apparu que dans certains secteurs de la nappe des calcaires de Champigny, le niveau de la nappe était tendanciellement en baisse. De plus, il n'était pas satisfaisant de devoir prendre, chaque année, des arrêtés sécheresse qui pénalisent l'activité économique, notamment agricole.

AQUI' Brie a animé à partir de 2005 un comité de suivi composé des usagers de la nappe des calcaires de Champigny et des acteurs régionaux de l'eau. Ce comité a permis de faire un bilan des prélèvements, de développer un outil de modélisation mathématique et de faire émerger les lignes de force de nouvelles règles de gestion des prélèvements.

Cela a permis de déterminer quel volume maximal de prélèvements il fallait autoriser, pour éviter à la fois cette tendance à la baisse des niveaux, ainsi que la mise en place trop fréquente d'arrêtés sécheresse. Le chiffre de 140 000 m3/jour sur la zone la plus exploitée est désormais inscrit dans le SDAGE Seine-Normandie. Les prélèvements dans la nappe du Champigny destinés à l'alimentation en eau potable de communes qui peuvent s'approvisionner sur d'autres ressources sont désormais restreints. Le dernier bilan effectué dans le cadre du Tableau de Bord de la nappe montre qu'en 2011, on est désormais sous la barre des 140 000 m3 sur la ZRE.

 
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