A l'heure où les métabolites du chlorothalonil et de la chloridazone n'étaient pas encore recherchés dans le cadre du contrôle sanitaire dans les eaux brutes, les suivis Qualichamp ont permis d'apprécier leurs niveaux de contamination sur l'ensemble du territoire.
En 2024, les teneurs en nitrates ont augmenté à 67% des captages du réseau par rapport à 2023. Cette variation des teneurs est due essentiellement à l'alternance du contexte climatique de ces 2 dernières années. Les ouvrages prélevés après le passage de l'ouragan Kirk, et proches des rivières, présentent une contamination plus importante en herbicides
d'automne notamment vis-à-vis du métazachlore et de ses métabolites (teneurs atteignant les 0.3 µg/l). En 2024, la qualité de l'eau pompée à certains captages s'est nettement dégradées montrant l'incidence rapide des conditions hydrogéologiques sur la migration des polluants au sein de la nappe.
Les 2 métabolites du chlorothalonil et de la chloridazone restent les contaminants les plus impactants avec un cumul moyen, tous captages confondus, respectivement de 1,95 µg/l et 1,19 µg/l. L'abattement de telles teneurs dans les usines de potabilisation nécessitera une adaptation des filières de traitement actuelles.
Si ces molécules ne sont plus épandues dans les champs depuis 2020, la contamination des milieux demeure très importante, laissant présager encore d'une dégradation de la ressource principale. Concernant le métolachlore (interdit d'utilisation en octobre 2024) et ses métabolites, leur cumul dépasse largement les 0.1 µg/l pour plus de la moitié des captages du réseau en 2024.